Mardi 20 octobre 2009
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15:40

chaque jour
je continue à m'asseoir dessus
et chaque jour
la planche de bois
plie un peu plus
oh je peux bien
regarder autour de moi
chercher ailleurs
l'inspiration
un de ces quatre
elle brisera
il se peut même
qu'à cette pièce
je puisse donner un sens
mais à quoi bon
si inévitablement
je tombe
les hommes ont appelés
il y a un temps déjà
le temps encore d'une parade
la barbe pousse
les herbes rousses
rongent mon siège de l'intérieur
des faux abstèmes
visqueux fantômes
fissurent déjà le bois moulu
allez en paix
il n'y a rien
charognes
à faire
à voir
enfant capot
assis couché
dans la tranchée
Par L. Eliot
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Publié dans : Les nuits de marche
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