Et on se réveille en sueur
On regarde l’heure
Guillaume n’est toujours pas couché
Il passe son été
Derrière un ordinateur
Sœur, meurt, peur, il a besoin de papiers
Il écrit les fesses brûlées
De caméras incendiaires
Il se remémore hier
Les courses au centre de la terre
Et les dodos au creux des villes
Guillaume dit, on n’est jamais mieux
En soi-même,
Qu’éclaté au
centre de ses choix
Une ligne blanche
Des silhouettes
Un pays et des chemins de fer
Les décors
Qu’on oublie
Pour l’éclat
Des regards
Et le chaud des odeurs
On n’est jamais malin
Confronté aux parfums du passé
Au détour d’une rue
Une photo connue - un ventre qui a faim
De dix-sept et des ans
Alors rickshaw au cœur
On parcourt le monde
Criant son nom partout
Et 200 milles après
Le criant encore comme un camelot perdu
Dans une ère pleine de rêves
On ne sait plus qui on entend
Alors rickshaw au cœur
On traverse l’Inde
Dans la brume chaude de terre
Et la gorge séchée de soleil
Et on entend mâcher des fruits
Guillaume pourris et sous la pluie
De quoi se donner mal au cœur