Vendredi 24 juillet 2009 5 24 07 2009 22:52

Et on se réveille en sueur

On regarde l’heure

Guillaume n’est toujours pas couché

Il passe son été

Derrière un ordinateur

Sœur, meurt, peur, il a besoin de papiers

Il écrit les fesses brûlées

De caméras incendiaires

Il se remémore hier

Les courses au centre de la terre

Et les dodos au creux des villes

 

Guillaume dit, on n’est jamais mieux

En soi-même,

Qu’éclaté au            

centre de ses choix

Une ligne blanche

Des silhouettes

Un pays et des chemins de fer

Les décors

Qu’on oublie

Pour l’éclat

Des regards

Et le chaud des odeurs

 

On n’est jamais malin

Confronté aux parfums du passé

Au détour d’une rue

Une photo connue - un ventre qui a faim

De dix-sept et des ans

 

Alors rickshaw au cœur

On parcourt le monde

Criant son nom partout

Et 200 milles après

Le criant encore comme un camelot perdu

Dans une ère pleine de rêves

 

On ne sait plus qui on entend

Alors rickshaw au cœur

On traverse l’Inde

Dans la brume chaude de terre

Et la gorge séchée de soleil

Et on entend mâcher des fruits

Guillaume pourris et sous la pluie

De quoi se donner mal au cœur

Par L. Eliot - Publié dans : Remonter le soleil
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