Cette route-ci n’est pas la bonne, et celle-là est de caramel mou
En enfer, les vents suivants n’auraient pas course faite : Espagne, œils-de-perdrix, électriques & agrémentons. Où le poème ira en parure espérée, de moulures au plafond en cimes d’épinettes. Moi, loin de croire en la danse où l’eau en cirrus s’évapore, je prends la femme nue au pied de son tombeau & m’incline dans l’obscurité du corridor de la Foi. Je bois le sang versé pour en arriver là & pleure les hommes bons qui voyagèrent en moi. Au purgatoire, l’air tiède stagne en cordons de vase, en feuilles quadrillées & chasses d’égout. La cour des âmes se brise en douceur, au moment indécis où le soleil se noie dans le pare-brise. Une dizaine de minutes pour atteindre le mur de la Foi, &, essoufflé, prier pour la seconde de clairvoyance.
Publicité