Il y a l’Innu
Derrière le jardin d’hiver, il y a la neige lactescente et le bois coloré
Mais plus loin, où il n’y a plus de fenêtre (et les saisons sont autres)…
… Il y a l’Innu, sentant l’essence, qui descend Uahtauakau
Il pleure et glace, et graisse à frire, et bidon blanc cassé
Il s’en retourne à la réserve, crachant l’eau de la pourvoirie
« Trop de filets, Trop de saumon, tu laisses pas de chance aux poissons »
Et puis l’est saoul, comme une barrique, comme hier et comme le jour d’avant
Il le sera encore demain (rappelons qu’il
Est bien chez lui - Qu’il se transporte à l’infini)
Les cadavres suivent le courant
Et l’eau-de-vie amérindienne
Ne remonte pas la rivière
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