Kegaska
On est entré dans Kegaska
Comme au plus profond de la vie
Là où l’on ne va pas souvent
Pas longtemps
Où à la force de son cœur
On cherche en vain à pénétrer
Aucune route ne peut mener
À cette ouverture de bleu
De gel et de félicité
Et de fumée de pureté
Des heures d’abandonné blanc
Avec en horizon unique
Un ciel argenté qui s’embrase
De soleil rouge, de boréal
Auquel on compare sans repère
Le purgatoire et le désert
On est entré dans Kegaska
Dans un nuage de moteurs
Dans une traînée de vivats
Boire au rapprochement humain
À la contraction rationnelle
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