L'Amérique a un nom
l’Amérique a un nom
le parfum des vestons
l’or des ouvriers
une gamelle d’acier
Amérique dort et meurt
écrase sa Gauloise
le salaud de Pontoise
il a empoché mon feu
le cheval s’abat
on danse le sabbat
à l’arrière des cours
c’est à chacun son tour
et la fille s’avance, danse nue
les feuilles sont tombées
les troupes repliées
on entend encore le vent
mais la ville est finie
la beauté inutile
et la fille fragile
ô mon pays, pays
s’embrase
va-t-en
emmerdant
il n’y a plus de dessert
l’Amérique préfère
à la terre, le désert
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