L'Amérique a un nom

Publié le par L. Eliot

l’Amérique a un nom
le parfum des vestons
l’or des ouvriers
une gamelle d’acier

Amérique dort et meurt

écrase sa Gauloise
le salaud de Pontoise
il a empoché mon feu

le cheval s’abat
on danse le sabbat
à l’arrière des cours
c’est à chacun son tour

et la fille s’avance, danse nue

les feuilles sont tombées
les troupes repliées
on entend encore le vent

mais la ville est finie
la beauté inutile
et la fille fragile
ô mon pays, pays

s’embrase
va-t-en
emmerdant

il n’y a plus de dessert
l’Amérique préfère
à la terre, le désert

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Publié dans Telegraph Hill

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C
T'es où, à Paris ? Quand tu veux, le temps, je l'ai, on parlera de l'Amérique si tu veux. A bientôt.
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A
Même pas un petit morceau de cheese-cake!
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E
bonjour Léonard<br /> eh bien ils seront privés de désert !<br /> tes poèmes sont toujours ciselés : travail d'orfèvre !<br /> vive la Ste Eloi !
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B
Bonjour Eliot...<br /> Elle me plaît bien cette petite tranche à peine sucrée...Quant au dessert, aujourd'hui il semble être chez moi au menu du jour<br /> Bien à toi...
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