Corbeaux noirs

Publié le par L. Eliot



J’ai dormi jusqu’à midi
On reconnaît les peurs
Son carnet est rempli de notes
Des mots noirs et tâches
Que je mâche en gros amas
Pâteux comme des empreintes d’encre

Des corbeaux noirs
Des corbeaux noirs meurent au bois
Pinte noire, ciel d’encre
Des corbeaux noirs avec au bec
Des bras de mains
Où mains s’agitent

Sur la pointe où je pleure
Pleurent tous les enfants
Colériques enfants
Des étangs électriques

Papa hologrammique
Désuète sagesse
Médire et boire en rond
Corbeaux autour de moi
Les corbeaux meurent au bois
Pinte noire, ciel d’encre
Des corbeaux noirs et ton échine
Des bras au bec
Les mains s’agitent
Les reins de pierre et les bouteilles
Bouteilles vidées d’illusion

Papa monogamique
Dérisoire souffrance
Me prendre–poser sur la pointe
Des morceaux de jouissance
De… parle ! pleure ! tremble !
Exhibe noir jambes de lait
En cercle les corbeaux
Les corbeaux noirs meurent au bois
Pinte noire, ciel d’encre

J’ai dormi jusqu’à midi
Et maintenant je suis assis
Sur la pointe des bois
Et des notes crevées

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Publié dans Remonter le soleil

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Y
Perfecto ce texte, de la vraie poésie-vérité, j'aime beaucoup passer ici. À plus tard.
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