Désespoir

Publié le par L. Eliot

ChambreMistral.jpg

Je t’attends dans la pièce la plus sombre
La plus noire de la ville
Les fenêtres sont fermées, j’ai verrouillé la porte
Tu n’auras rien d’autre que de la poussière

Les étincelles de ton sourire
N’y pourront sûrement pas grand chose
Les alcools à brûler
Enveloppés dans ton manteau
Ne nous apporteront
Que montagnes à creuser
et déserts de noirceur

Quelque part, tu montreras l’endroit
Où je pourrais veiller
Dans la paix de la jalousie
Encerclé de négrilles
Sur le toit ondulé
D’un dépôt de blessures

Tu me prépareras
Un bûcher de remords
Où pourront calciner
Mon corps et les brouillons
De mes deux testaments

Mais tout cela
ce sera pour plus tard
Après l’acidité
Et tristes accolades
Ce sera la saison
La saison la plus froide
des saisons de l’automne

Plus froide que la pluie de Hollande
Plus noire que la nuit de Terre-Neuve
Où le froid
Où le noir
Ne se nomment pas encore
Publicité

Publié dans Telegraph Hill

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
j'ai froid<br /> je frissonne<br /> pourquoi l'automne est-il <br /> si plein de larmes <br /> les arbres crient <br /> le feu de leur agonie<br /> bientôt ils seront aussi nus<br /> que nos âmes de décembre
Répondre
E
J'aime, je frissonne.
Répondre