Salut Monsieur le traître
Peter Lorre dans "M le maudit", de Fritz Lang (1931). Salut Monsieur le traître
Tout est beau ce matin
Le téléphone est mort
Avec le journal d’hier
Viens donc prendre une marche
Dans la ville nouvelle
Tu n’y connais personne
Mais les feuilles d’automne
Ravissent ton esprit
Regarde les rangées
De voitures pourries
S’enculer en chenille
Distingue les passants
Et ces vieux restaurants
Où des chaises de rouille
Risquent une pose obscène
Aux nouveaux arrivants
Et maintenant, Lève-toi
Ne converse pas à la mousse
À raser de ta femme
N’attends pas qu’on écrive :
Il ne connaissait pas
Le nom de sa compagne
Prend Brussel en exemple
Accorte pute tiède
Qui se débouche comme
Un salon d’étudiants
Refusant de fumer
Enfile tes mi-bas
Et cogne le pavé
Tu finiras Par retrouver
Le nom de ton quartier
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