Salut Monsieur le traître

Publié le par L. Eliot

M_le_Maudit_1931_M_Eine_stadt_sucht_einen_morder_3.jpgPeter Lorre dans "M le maudit", de Fritz Lang (1931).


Salut Monsieur le traître
Tout est beau ce matin
Le téléphone est mort
Avec le journal d’hier
Viens donc prendre une marche
Dans la ville nouvelle
Tu n’y connais personne
Mais les feuilles d’automne
Ravissent ton esprit

Regarde les rangées
De voitures pourries
S’enculer en chenille
Distingue les passants
Et ces vieux restaurants
Où des chaises de rouille
Risquent une pose obscène
Aux nouveaux arrivants

Et maintenant, Lève-toi
Ne converse pas à la mousse
À raser de ta femme
N’attends pas qu’on écrive :
Il ne connaissait pas
Le nom de sa compagne
Prend Brussel en exemple
Accorte pute tiède
Qui se débouche comme
Un salon d’étudiants
Refusant de fumer
Enfile tes mi-bas
Et cogne le pavé

Tu finiras Par retrouver
Le nom de ton quartier
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Publié dans Telegraph Hill

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N
Bonjour Guillaume! Vos textes sont très beaux. <br /> Vous écrivez bien! Pourquoi écrivez-vous pas un livre? <br /> Grand baiser Nicole :)
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