Fidélité

Publié le par L. Eliot

Frotte encore contre moi tes horribles démons
Décoche à l’horizon tes flèches empoisonnées
Je t’aime quand tu souffles des nues insensées
De noirceur et mon cœur est de sang calciné 

À te voir endurer l’existence morose
Que mon anxiété et mon vide t’imposent
Je ne peux qu’implorer la lumière crayeuse
De t’éclairer l’endroit où tu seras heureuse

Dans les bras des amants que tu rejoins le soir
Je ne peux te rejoindre sans te décevoir
Et ne peux t’appeler ni rêve ni désir

Je t’enjoins de ce fait petite pute douce
À baiser dans le noir tes poisons et tes gousses
D’incube jusqu’à ce que j’expire
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Publié dans Les nuits de marche

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Y
Excellent, lorsque tu extirpes de tes tripes ces démons vengeurs.
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