Bénis quelqu’un

Publié le par L. Eliot

Bénis quelqu’un
Pour que je sache où tu es
J’appelle depuis les champs
Du Hainaut Occidental
Si tu me vois, entre fermes et citernes
Envoie-moi ta main, d’argile ou de sel
Buvons le Paradis, crawlons l’Escaut jusqu’ Anvers
Du café, du pain frais,
Une énergie de fou,
Si tu connais ma faim,
Ouvre la fille aux vaches
Qui court, si vite,
Pas si vite, qui remonte ses bottes
Pour toi, pour moi
Qui remue la terre des pères
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Publié dans Les nuits de marche

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