À la jeunesse
Il parait qu'il faut avoir mal
Souffrir tous les maux de la terre
Pour se permettre quelques vers
Ouvrir le coffret de Santal
Moi qui mène une vie des plus
Banales et des plus inutiles
Moi dont les pensées versatiles
N’offrent qu’un peu de dés-abus
Je veux partager mes malheurs
Inventer une malédiction
Répandre sur terre mes démons
Mais aller dormir de bonne heure
Ah! Fausse jeunesse tourmentée,
D’avoir trop lu je suis muet
D’avoir trop bu je tourbillonne
Dans le brouillard alors que sonne
Le glas des rêves du Sonnet
Certes, il y a eu des moments,
Des moments où la terre entière
Me dévoilait tous ses mystères
En un éclair éblouissant
Mais elle partait dans un grand rire
Et rejetant sa cape épaisse
Tuait la joie avant qu'elle naisse
Et m'interdisait de mourir
Souffrir tous les maux de la terre
Pour se permettre quelques vers
Ouvrir le coffret de Santal
Moi qui mène une vie des plus
Banales et des plus inutiles
Moi dont les pensées versatiles
N’offrent qu’un peu de dés-abus
Je veux partager mes malheurs
Inventer une malédiction
Répandre sur terre mes démons
Mais aller dormir de bonne heure
Ah! Fausse jeunesse tourmentée,
D’avoir trop lu je suis muet
D’avoir trop bu je tourbillonne
Dans le brouillard alors que sonne
Le glas des rêves du Sonnet
Certes, il y a eu des moments,
Des moments où la terre entière
Me dévoilait tous ses mystères
En un éclair éblouissant
Mais elle partait dans un grand rire
Et rejetant sa cape épaisse
Tuait la joie avant qu'elle naisse
Et m'interdisait de mourir
20 février 2004
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