À la jeunesse

Publié le par Leonard Eliot

Il parait qu'il faut avoir mal
Souffrir tous les maux de la terre
Pour se permettre quelques vers

Ouvrir le coffret de Santal

Moi qui mène une vie des plus

Banales et des plus inutiles

Moi dont les pensées versatiles

N’offrent qu’un peu de dés-abus

Je veux partager mes malheurs

Inventer une malédiction

Répandre sur terre mes démons

Mais aller dormir de bonne heure


Ah! Fausse jeunesse tourmentée,


D’avoir trop lu je suis muet

D’avoir trop bu je tourbillonne

Dans le brouillard alors que sonne

Le glas des rêves du Sonnet

Certes, il y a eu des moments,

Des moments où la terre entière

Me dévoilait tous ses mystères

En un éclair éblouissant

Mais elle partait dans un grand rire

Et rejetant sa cape épaisse

Tuait la joie avant qu'elle naisse

Et m'interdisait de mourir

20 février 2004
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Publié dans Premiers écrits

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U
j'aime beaucoup ce poème...<br /> <br /> Merci pour ta participation au poeme collectif !
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O
Je trouve que ton poème est vraiment beau.<br /> <br /> Ha souvenirs de jeunèsse, les tites bêtises , les grandes peines....
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E
Bonjour. Je découvre ton blog par hasard et je suis ravie de lire de beaux textes. Joli espace d'expression. Eli.
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S
j'aime beaucoup ce poème... mmerci de le partager avec tes lecteurs!<br /> Bisous
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J
j'adore ce texte trés beau
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