Ces derniers jours

Publié le par Leonard Eliot


Il fait sombre à Bruxelles [ces derniers jours]
Je vis trop [ces derniers jours] pour écrire

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Publié dans Et ainsi de suite

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B
Mourir à tout sentiment...mais ce sentiment à besoin de toi, vivant et bien vivant, pour lui donner forme, le formuler...<br /> Ton souffle, ton énergie, que tu sois lumière pour le témoigner....
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L
Je disais donc : il est difficile, quand le sang brûle dans nos veines, que le coeur s'agite et qu'une foule de sensations fourmillent dans le corps, il est difficile de parvenir à tracer le moindre trait qui ne soit vulgaire, ridicule, inutilisable. Le sentiment n'a pas besoin de moi vivant, mais de moi mort : je veux dire que je vois moins l'écriture comme une libération d'un sentiment que comme un moyen de figer ce sentiment, de le glacer. L'écriture est une quête sans fin (vaine évidemment), arrogante et stupide, visant à expliquer le monde et à le fixer dans des expressions définitives. Pour comprendre certains phénomènes, il faut certes les avoir vécu, mais il est indispensable de les surpasser, de les refroidir et de les regarder de très haut. Je me rend bien compte de la grossièreté un peu trop grave de mes propos, mais pour moi, l'écriture en tant que résolution du monde n'est pas compatible avec l'action. Ce qui ne veut pas dire que je n'aime pas la vie, bien au contraire, mais je ne peux face à elle adopter une attitude naïve, et me laisser porter par mes désirs (disons, pas tout le temps, en tout cas pas quand j'écris). Il n'en sortirait rien de bon. Évidemment, la vie est trop forte, et toute "libération" de l'écriture est impuissante face à son flot continu. Je tâtonne un peu dans le noir, n'hésite pas à prolonger cette discussion.
A
l'écriture est une nécessité vitale pour certains et donc vie=écriture... pour d'autres, un gagne pain, un hobby, un échappatoire, un moyen de communiquer, un amusement et fait partie de leur vie...au même titre que le reste.. point barre
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K
quand la vie prend la place de l'écriture ... Que le ciel est bas là-bas, ça me fait penser que je devrais appeler ma grand-mêre qui vit à cet endroit pour voir si des fois son moral ne serait pas atteint par cette absence de clarté hivernale ...
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B
"Je vis trop pour écrire..."<br /> <br /> Cette phrase...me turlupine, bien entendu elle me ramène à moi...JE VIS TROP POUR ECRIRE, je me demande si c'est indissociable, OU EST CE QUE JE VIS POUR ECRIRE...<br /> <br /> ???
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L
Car selon moi, celui qui vit ne travaille pas.Plus encore, il faudrait presque mourir - à tout sentiment - pour être capable de créer - les recréer -.Or je suis à présent submergé de sentiments divers, et bouillonnant, je ne puis prendre la distance que nécessite l'écriture.