Le soir dans mon lit seul et froid
Le soir dans mon lit seul et froid,
J’ai souvent crié de terreur,
Sans jamais comprendre l’effroi,
Qui dans le noir brûlait mon cœur.
Lorsque je fermais la lumière,
Des ombres jaillies du passé,
Sentant la cire et la poussière,
Venaient gémir à mon chevet.
Les parfums des amours perdues,
Les marches sous les bois, la pluie,
Les pavés sombres de l’ennui,
Les cafés noirs et les corps nus.
Les moments de bonheur intense,
Le vent, le soleil et les rires,
Le lit défait et les soupirs
Et les communions en silence.
Main dans la main, à l’infini,
Les départs sur le quai d’une gare,
Les adieux aux villes et les larmes,
Les derniers baisers sur la rame
Et le désespoir des regards.
Ma jeunesse est vite passée,
Quand ses caresses m’ont lassées,
Toutes les fleurs se sont fanées.
Ma peau, mon visage ont vieilli,
Je ne cherche plus le bonheur,
Les cendres tombent dans mon lit,
Je m’accroche aux dernières heures.
Ma vie n’est plus qu’un souvenir,
Le soleil derrière la fenêtre,
Les bruits de ville et tous ces rires,
Qui torturent ma chair et mon être.
J’ai recherché le dépouillement,
J’ai chassé l’homme de mon corps,
Mais je n’ai jamais eu le temps,
De me défaire de ma mort.
Elle est au bout de mon chemin,
Je ne peux plus faire de détour,
Mais mon fardeau est bien trop lourd
Et l'aube est encore si loin.
J’ai souvent crié de terreur,
Sans jamais comprendre l’effroi,
Qui dans le noir brûlait mon cœur.
Lorsque je fermais la lumière,
Des ombres jaillies du passé,
Sentant la cire et la poussière,
Venaient gémir à mon chevet.
Les parfums des amours perdues,
Les marches sous les bois, la pluie,
Les pavés sombres de l’ennui,
Les cafés noirs et les corps nus.
Les moments de bonheur intense,
Le vent, le soleil et les rires,
Le lit défait et les soupirs
Et les communions en silence.
Main dans la main, à l’infini,
Les départs sur le quai d’une gare,
Les adieux aux villes et les larmes,
Les derniers baisers sur la rame
Et le désespoir des regards.
Ma jeunesse est vite passée,
Quand ses caresses m’ont lassées,
Toutes les fleurs se sont fanées.
Ma peau, mon visage ont vieilli,
Je ne cherche plus le bonheur,
Les cendres tombent dans mon lit,
Je m’accroche aux dernières heures.
Ma vie n’est plus qu’un souvenir,
Le soleil derrière la fenêtre,
Les bruits de ville et tous ces rires,
Qui torturent ma chair et mon être.
J’ai recherché le dépouillement,
J’ai chassé l’homme de mon corps,
Mais je n’ai jamais eu le temps,
De me défaire de ma mort.
Elle est au bout de mon chemin,
Je ne peux plus faire de détour,
Mais mon fardeau est bien trop lourd
Et l'aube est encore si loin.
(Bruxelles, mai 2003)
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