Égarement

Publié le par Leonard Eliot

Cette chaleur
Cette lumière

Comment voulez-vous marcher droit
Sous cette pluie de flammes

Si je te regarde soleil
Ce n'est qu'à l'aube quand
Tes rayons descendent sur Venise
Comme des échelles de soie

Ce n'est qu'au crépuscule, soleil
Que je vois jusqu'à toi
Monter en ligne droite
des routes en aiguille

- Je joins les mains ou
Les mains dévoilées
Prie pour mon égarement

Et à midi, boussole de feu,
Étoile guidant, à midi,
Quel pays m'indiques-tu?
Quel nuage asséché
Vas-tu jeter sur moi?

- Rampant en éponge sur les pavés de l'Histoire
Suintant de jeunesse cravattée
Je t'implore
Pour mon égarement

Quel bout de ciel as-tu gardé pour moi?
L'eau monte, la mer couvre la terre,
Quelle part pour ma sueur dans l'eau de tes canaux?

Un filet, une bulle éteinte,
Un chapeau vide sur une terre sans ombre
Un voile éteint au gré des flots
Et des sirènes pour endormir les songes

Sombre, à la dérive,
loin des forêts humides,
Mais sur les toits de verre,

Une lumière,
Une chaleur perfide

L'eau est devenue noire
Brune, mon amour
Et tes rayons, ma mère
Ont perdu leurs racines,
Et tes rayons, mon père,
Se noient dans les ronds des ondines.
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Publié dans Vue de Venise

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E
merci....<br /> estelle
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L
Le soleil, celui qui toujours est là, même quand il pleut.
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Z
j'implore aussi sous ses feux, titubant à la dérive...
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A
En ce moment à Venise les gens se regardent et n'ont plus d'yeux pour le soleil ... lol
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C
Voir Venise et mourrir... Je l'ai vu, je suis morte mais de nouveau, me voici... Le feu me brûle
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