La voix des os

Publié le par Leonard Eliot


le peu d'eau est de la boue
mélangée

il n'y a toujours pas d'oubli
au congélateur
mais quand la vie devient trop chaude
on l'humidifie

nettoie la surface de la terre
fait découvrir la vallée des larmes à l'assistance

regarde le matin,
vois les milliers de morts

les rues sont inondées, soleil et saletés
rouille-les de tes pétales

Et puis crie

nos peaux sont froides, et nous n'entendons plus
la voix des os
nous diminuons notre futur
que nous voyons vivant
dans un présent
de cavalerie
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J
"rouille-les de tes pétales"<br /> Les pétales portent la rosée, défense dérisoire face à la science. Tout se corrompt, mais la beauté sans cesse se renouvelle... <br /> <br /> Ton texte laisse songeur, comme une invitation à rêver...
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S
de très beaux mots par ici. jolie découverte.
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Z
Ma douleur me rassure,<br /> Exacerbée et vivifiante.
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A
Bonjour vous,<br /> te lire demande de fermer les yeux... curieux paradoxe..;<br /> mais voilà... ce texte si on le récite dans sa tête prend une dimension très forte... en dépit de certains enchainements où la pensée s'égare. Tu choisis une voie difficile, sélective c'est tout à ton honneur...
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P
...Et il n'y aura plus que les rats<br /> Pour fertiliser la terre<br /> Et iln'y aura plus que nos souvenirs amères<br /> Pour voiler les ardeurs d'un soleil canibale...<br /> <br /> Bisous..............Piotr
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