L’Été chez une femme plus âgée

Publié le par L. Eliot

La porte ouvrait sur un seuil de verre
Des clochettes en métal
 - La sienne éclatante
Le soleil rasant

L’ascenseur de  cuivre assoiffé
Crissait sa peine lentement

Troisième, bruit de ferraille,
Plancher craquant,
Odeur de soupe

Elle avait dans les trente ans
Elle cuisinait à la vapeur
Elle servait le vin dans des tasses
Et la musique à la corniche

La rue était dans son salon
Soleil et passants et klaxons
Elle me recevait chaque jour
Dans des parfums étourdissants

Et tous les jours étaient le même
Et la rue de vanille - Les guitares de crachin
La fenêtre ouverte
Sans poids, demain, le mois suivant,
Du vin, un nuage de lait

La nuit, la lune fraîchissait
Le moustiquaire,
Flottant entre nos paresses
Légères, légères.
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Publié dans Telegraph Hill

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