J'ai dansé avec toi

Publié le par Leonard Eliot

J’ai dansé avec toi sur le balcon en pierre
Qui donnait sur la cour et les toits
On entendait au loin les canons de la guerre
Mais ma main glissait sur la soie
Et on avait pour nous la jeunesse et les rêves
On ne sentait pas la mort
Notre amour était vent sur la grève,
Pas encore

Oui je tendais l’oreille aux paroles de la terre
Que tes pieds d’argile avaient foulé
J’écoutais dans le vent le parfum de ton père
Et les chants de la fin de l’été
Tandis que le combat s’en remontait le fleuve
Drapant les vallées de vin
Je découvrais ton sein avant qu’il ne pleuve
Qu’on ne sente plus rien

Tu t’es plu à me plaire et me faire savoir
Qu’en pressant la douleur sur nos lèvres
On vivait plus longtemps, on s’endormait le soir
Et que l’air était comme le genièvre
Mais j’ai vu les fantômes et tant d’autres que toi
Fumer en attendant
Que l’air soit genièvre et que le sommeil vienne
Viens, viens et attend

J’ai dansé avec toi dans le bleu de la nuit
J’ai senti ton parfum de ville
J’ai vu dans tes yeux tous les feux de l’envie
Mais tu es la dernière dans la file
Et tu penses qu’en frottant ton sexe contre le mien
Tu panseras tes blessures
Mais nous jouons et tu sais très bien que rien
Les jours passent, non, rien ne dure

--

J’ai dansé avec toi sur le balcon en pierre
Qui donnait sur la cour et les toits
On entendait au loin les canons de la guerre
Mais ma main glissait sur la soie
Et on avait pour nous la jeunesse et les rêves
On ne sentait pas la mort
Et notre amour était vent sur la grève,
Pas encore
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Publié dans Vue de Venise

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N
C'estmagnifique! Bravo!
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B
Je confirme, subblime !<br /> Comme tes différents écrits. J'aime beaucoup tes puzzles de mots<br /> <br /> Bonne continuation
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V
Belle poésie
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