Au carrefour des routes grises

Publié le par Leonard Eliot

A Richard pour le parfum de fer

Le jour des fantômes commence

derrière les barbelés et les pots d'échappement
On a oublié qu'il avait fait noir
    Et la nuit qui vient de finir

Par dignité pour mon espèce
je ne sors pas sans mon écharpe
Mais vous avez vu comme moi
Il manque de glace
Il manque de ciel

De l'autre côté du fleuve
Je préviens mes parents que je les quitte
    Quittant les rives de l'Escaut
J'hésite à les remercier
Pour la lumière qui baigne
Nos adieux

La fumée monte par mes narines
Et faute de m'envoler
    Au ciel meurtrier
    Au ciel meurtrier

Ô ciel meurtrier
Je te demande de les pardonner
Et nous après eux
De ne pas nous défendre
Les femmes sont belles et
L'herbe verte
Le sera encore pour la fin des jours jeunes

Au carrefour des routes grises
Qui ne peut rien
À toute cette misère?
Et que de la terre
Sorte
Un parfum de fer
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M
Quel savoir-faire !
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L
Tant qu'il reste un parfum de faire, je suis ravi de passer te lire.
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Z
Temps que les femmes sont belles.....
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B
GRANDIOSE quelle ambiance! quelles images!<br /> fernando
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L
Ce gris et ces jours asphyxiés (au parfum de fer) ont toute mon admiration.
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