Sable

Publié le par Leonard Eliot

cheval de la ville
battant les pavés mouillés
gris comme la cendre

regarde les vitrines
et les lumières jaunes
entends les haut-parleurs

l'homme aux herbes folles
te supplie de t'unir
à son hasard

va, cours et prends
haleine aux oiseaux des
fils infinis de la route

en espoir perdu
fonce sabots dans la terre
gris comme la cendre

graviers mouillés vers le rivage
entends l'appel de l'équipage

cheval mouillé
battant les pavés de la ville
noir comme la nuit
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D
j'aime bien ce 'entends'... et 'sable' aussi... et ton écriture depuis quelques temps!
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A
le singe noir / battant les pavés mouillés / gris comme la ville
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Z
Je n'ai plus de mouette à disposition,<br /> ailée en bordure des choses.<br /> Attends-toi à plus de minimes rudesses.<br /> Autant il faut être tordu pour ne pas l'affoler.
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