Course amoureuse au milieu des vieux QUI meurent de la canicule (entre autres choses)

Publié le par Leonard Eliot

tu suivras ton chemin
je suivrai ton chemin aussi
en espérant qu’il me mènera vers
forêts d’hôpitaux en tôle, les infirmières ont des néons dans les chattes     chiennes vibrantes et les grandmères abasourdies chient accroupies sur le balatome collant de couloirs amorphes, les cheveux crollant de trop de sueurs froides et le front qui pique en torche     je sauterai par la fenêtre sur le toit qui sent les œufs, m’allonger sur la soufflerie quines’éteintjamais laisser les vibrations résonner dans mes yeux comme la mélodie d’une chanson dont on ne connaît qu’un phrasé - celle qui nous court après dans des rêves aquatiques     appeler la chaleur qui se frotte à mes djines depuis la tôle de findejour et en vain, chercher du vert au coin des arbres bétonnés par le Progrès    sauter de toit en toit les yeux sur les orteils avec un sexe d’honneur chanter The Revelator d’une voix nasillarde aux sonotones des findecourse qui ont déjà la cible dessinée sur le cœur     se jeter en amazone dans une cadillac hispanique quitter les lieux se rapprocher de la fournaise hoven
où tu te tiens avec la main gauche en métal comme Celle des évêques morts, deux femmes éléphantesques t’entourant en saignant du nombril     ma capote sera toute tordue, et je mettrai ta tête sur le rétro qui se balance au son des nouvelles idiotes de Radiocanada, je beuglerai des poèmes fou fort et bêtes tu verras sortir mes fantômes musclés de l’aired’autoroute et tu sauras tu sauras tussauras
que tu suivras ton chemin
je suivrai ton chemin aussi
en espérant qu’il me mènera vers
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B
carrément fou<br /> fernando
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R
Très profond tout ça. J'aime beaucoup
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M
Léonard,<br /> On dirait du Thiéfaine, c'est grandiose. Bravo !<br /> Bonne journée @ toi
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