Son net et les dés

Publié le par L. Eliot

livres rangés
à l'ombre des rayons
volet creusé
spath qui s’effrite

l’eau est tombée
coulant sur le vallon
déshérité
terminal gîte

 

léger décor d’accord pour vérité insigne
et mots mis de travers dans le cadre boisé
vaseline épandue à l’aune de la ligne
 du papier recyclé répandu aux ouécés

mot 1 mot 2 mot 3 plus 3 avec emphase
c’est la masturbation des rimes électroniques
la danse intenserdue des hallucinextases
la fin des corps épars et foutres anorexiques

on écrit des sonnets en alexandrins feux
des dodécasyllabes au brun mystérieux
au bruit scaphandrieux de la toux citadine

on écrit pour les morts qui ont volé notre âme
et pour les survivants qui rampent dans les flammes
l’irrelevance vraie, suante de nos vies
Publicité

Publié dans Les oiseaux noirs

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
Voilà un texte fort, très fort. Il me prend et me laisse le souffle coupé.
Répondre
L
je rampe, rampe, rampe, la bouche ouverte, je cherche des miettes (et puis à faire croire)
Répondre
L
Ne pas comprendre un poème, n'est pas grave, je crois et je l'espèren mais le "vivre" est important<br /> Amitiés
Répondre
E
je crois que les derniers vers relèvent d'1 belle intuition
Répondre
E
Oui c'est vrai...Je rejoins le commentaire précédent...<br /> Je ne comprends pas tout, mais je ressens bien cette sensation de lourd, d'écrasant même.<br /> Mais étrangement ce n'est pas pesant, je perçois plutôt une forme de force que ma raison ne capte pas...contrairement à mes sens...<br /> Bien à toi
Répondre