Quand j'étais enfant la fenêtre

Publié le par L. Eliot

Quand j’étais enfant la fenêtre
De ma chambre donnait sur le parc
De l’hospice des Myosotis
J’y voyais passer les saisons
Emballé dans la couverture
Brune et piquante de mon lit
Le ciel était bleu en été
    Rouge en automne
        Blanc en hiver
Les printemps étaient plus variables

Je regardais les arbres forts
Plier sous la force du vent
Lutter contre la mousse épaisse
Suer sous le soleil très blanc
Et je croyais dans mon cerveau
D’enfant qui sent que l’avenir
Lui réserve de grandes choses
Voir dans ce stable paysage
Ce que la vie plus tard voudrait
Sûrement m’offrir en abondance
Sans me douter que la beauté
Du paysage que je voyais
N’était dû qu’à la naïveté
De mes yeux d’enfant contemplant
ce paysage et que plus tard
Je devrais constater penaud
Que ce qui arrive à mes yeux
Hélas arrive à son mystère
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Publié dans Les oiseaux noirs

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D
la lumière semble s'émousser et se perdre dans le quotidien mais il suffit de souffler un peu sur la boule de verre pour que le paysage incrusté dedans vive encore (en corps).
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L
clap-clap. Merci pour cette page de nostalgie
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R
Superbe poème déclinant douceur sur nostalgie...<br /> Bravo pour cette ambiance de retour vers l'enfance!<br /> <br /> runner
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L
au mystère de ce paysage...<br /> 'arriver' = se passer<br /> <br /> je vois que ce n'est pas très clair
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E
Aie...j'ai adoré, le fond, la douceur de la forme<br /> et arrivée à la dernière idée...je ne comprends pas.<br /> <br /> "Arriver à son mystère"<br /> Lumière....merci
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